2008

En janvier, ils visitent le logement de la rue Pauline-Julien et concluent l’entente d’échange d’appartement de juillet 2008 à la fin mai 2009. Lorsqu’ils rentrent à Paris, ils entreprennent les démarches en vue de ce retour au Québec.

Anaïs Barbeau-Lavalette et Marcel Barbeau, son Grand-Père, à Tiergerten à Berlin.
Anaïs Barbeau-Lavalette et Marcel Barbeau, son Grand-Père, à Tiergerten à Berlin.

En février, le couple effectue un court voyage dans la Capitale allemande pour le lancement du film Le Ring de leur petite-fille, Anaïs Barbeau-Lavalette au 58e Festival international du film de Berlin. Ils l’invitent à déjeuner dans un restaurant de fruits de mer pour son anniversaire et font avec elle une longue promenade au Tiergarten. C’est aussi pour eux l’occasion de découvrir cette grande ville où ils se baladent souvent dans le grand parc saluant au passage l’ange des Ailes du Désir, longeant le Lanwehrkanal ou la Spree pour se rendre vers le nouveau centre-ville – qui accueille principalement les événements du Festival – et vers les quartiers historiques. Ils visitent aussi les nombreux musées, fondations et galeries d’art, dont le fameux musée du Bauhaus, voisin de leur hôtel. Ils s’arrêtent aussi à l’ambassade du Canada dont ils parcourent la collection, regrettant que la proposition d’intégration de Marcel n’ait pas été retenue en 2003. Enchantés par cette ville aux multiples visages et par le caractère bon enfant de ses citoyens, ils se promettent d’y retourner pour un plus long séjour.

Au retour de ce voyage, Ninon consulte son neurologue pour planifier une intervention chirurgicale devenue urgente à cause de la localisation de la tumeur dans la cavité clinoïde. L’intervention a lieu en avril à l’Hôpital Foch où elle est hospitalisée dix jours. Afin de favoriser son complet rétablissement, elle complète sa convalescence en clinique où elle recouvre rapidement son énergie. Planifiant leur déménagement, les Barbeau réalisent rapidement que la tâche s’avère beaucoup trop grande pour eux étant donné le problème de santé qui afflige Ninon. Ils n’emballent que la moitié de leurs effets personnels, le reste devant être envoyé l’année suivante lors de la fermeture de l’appartement, s’ils décident toujours de le quitter. Pendant  leur long séjour exploratoire au Québec, les Barbeau tenteront de trouver un logement permanent.

À peine installés sur la rue Pauline-Julien le 30 juin, la convalescence étant encore difficile pour Ninon et ses fortes migraines persistantes, des amis du couple, Yvette Froment et Louis-Marie Tremblay mettent à leur disposition pour la fin de l’été leur condominium de St-Sauveur, qu’ils n’occupent que l’hiver. Marcel y convertit la mezzanine en atelier. Il y peint une vingtaine de tableaux.

Exposition "Les Automatistes" à la Galerie Orange le 6 septembre 2008. De gauche à droite : Françoise Sullivan, Marcel Barbeau, Pierre Gauvreau et Fernand Leduc.  Crédit Photo:  Bernard Bujold, http://www.lestudio1.com/
Exposition “Les Automatistes” à la Galerie Orange le 6 septembre 2008. De gauche à droite : Françoise Sullivan, Marcel Barbeau, Pierre Gauvreau et Fernand Leduc.
Crédit Photo: Bernard Bujold, http://www.lestudio1.com/

Ils reviennent régulièrement à Montréal pour remplir les nombreuses formalités reliées à leur retour définitif au Québec et pour coordonner la participation de Marcel à l’exposition Les Automatistes organisée à la galerie Orange, à l’occasion du 60e anniversaire de Refus Global dont l’ouverture est prévue pour le 28 août. En plus des tableaux déjà inclus pour l’occasion on décide d’ajouter Rosier Feuille qui vient d’arriver de Paris, et qui avait été présenté dans l’exposition du cinquantenaire du manifeste Refus Global au centre culturel canadien. L’événement donne lieu à d’heureuses retrouvailles entre les derniers artistes visuels survivants du groupe automatiste et de leurs proches.

Portrait de Marcel Barbeau par Ninon Gauthier au Château St-Ambroise, 2007.
Portrait de Marcel Barbeau par Ninon Gauthier au Château St-Ambroise, 2007.

À son retour à Montréal, au début septembre, Barbeau obtient un atelier au quatrième étage du Château St-Ambroise et y installe temporairement le matériel, les outils et les œuvres du premier conteneur venant de France, qui arrivent à peu près au même moment. Un grand atelier avec vue sur le canal Lachine se libérant presque aussitôt au début octobre, Ninon et Marcel y transportent les tableaux et outils arrivés de Paris. Déjà sommairement aménagé avec une petite cuisine et un espace de bureau, il deviendra le nouvel atelier permanent de l’artiste à Montréal. Avec l’aide d’ouvriers, ils passent l’automne à installer ce nouvel espace de travail tout en continuant à habiter rue Pauline-Julien où ils demeureront jusqu’au 31 mai 2008. Le peintre fait d’abord construire des rangements sécuritaires pour accueillir à la fois ses tableaux arrivés de Paris et ceux de son entrepôt montréalais qu’il souhaite quitter au plus tôt en raison de problème de climatisation.

L’exposition de la Galerie Orange  à peine terminée Marcel Barbeau reçoit une lettre de Roald Nasgaard lui proposant de faire partie de la grande exposition The Automatiste Revolution à la Varley Art Gallery, à Markam, en banlieue de Toronto. Ils passent  les fêtes de Noël en famille chez Manon à Mansonville.

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