2010

En février, à l’invitation du Club des collectionneurs, Ninon Gauthier et Marcel Barbeau se rendent à Québec  en train pour participer à un événement soulignant les 50 ans du décès de Borduas. Ils participent au vernissage d’une exposition regroupant des œuvres des automatistes et à une série de conférences qui ont lieu à la Galerie Lacerte. Ninon Gauthier donne une conférence en duo avec Marcel Barbeau sur la relation de ce dernier avec son mentor Paul-Émile Borduas.

En visitant Buffalo pour assister à l'ouverture de l'exposition « The Automatiste Revolution Montreal 1941-1960 », Marcel Barbeau a participé aux services éducatifs de l'atelier familiale hebdomadaire, appelé « The Automatiste lottery ». Les enfants, leurs parents et grands-parents ont été invités à créer des gouaches, des dessins ou des collages inspirés par l'exposition utilisant une technique choisie au hasard. Marcel Barbeau a fait un commentaire sur ceux-ci, en soulignant les aspects les plus forts de ces œuvres.  Courtoisie Albright-Knox Art, Buffalo, New York.  Photographie par Tom Loonan.
En visitant Buffalo pour assister à l’ouverture de l’exposition « The Automatiste Revolution Montreal 1941-1960 », Marcel Barbeau a participé aux services éducatifs de l’atelier familiale hebdomadaire, appelé « The Automatiste lottery ». Les enfants, leurs parents et grands-parents ont été invités à créer des gouaches, des dessins ou des collages inspirés par l’exposition utilisant une technique choisie au hasard. Marcel Barbeau a fait un commentaire sur ceux-ci, en soulignant les aspects les plus forts de ces œuvres.
Courtoisie Albright-Knox Art, Buffalo, New York.
Photographie par Tom Loonan.

Le 16 mars, les Barbeau partent pour Albright-Knox dans le cadre de l’ouverture de l’exposition The Automatiste Revolution à Buffalo. Le 17 mars, ils participent à une rencontre privée avec les conservateurs Roald Nasgaard et Ray Ellenwood, avec qui ils visitent l’exposition. Le lendemain, Barbeau se joint, avec Roald Nasgaard, à une visite guidée de l’exposition destinée aux guides du Musée. Le Professeur Nasgaard souligne alors l’avant-gardisme exceptionnel de Marcel Barbeau et tout particulièrement de l’œuvre Rosier-Feuille (1946) qui, par sa structure qui habite entièrement et déborde l’espace pictural, anticipe les premiers all-over de Pollock de 1947. Puis ils assistent à une conférence de Ray Ellenwood sur le mouvement automatiste, suivie d’une reconstitution de Dédale, une chorégraphie de Françoise Sullivan, interprétée par Ginette Laurin et d’une lecture d’un poème de Claude Gauvreau, par Ray Ellenwood. Ensuite ils prennent part au vernissage avant de se joindre au souper officiel auxquels ils sont conviés. Le jour suivant, Marcel participe à un atelier de création dans les locaux du musée. Il discute de l’automatisme avec les jeunes participants et leurs parents et il anime l’atelier. L’exposition sera retenue comme la meilleure exposition du début d’année 2010 par l’American Art Critic Association.

Pendant leur séjour à Buffalo les Barbeau découvrent avec Roald Nasgaard la riche collection de peintures expressionnistes abstraites américaines de l’Albright-Knox présentée en parallèle  de l’expo des Automatistes, de même que l’exposition des abstraits lyriques et des tachistes de l’école de Paris  et du Groupe Cobra, regroupant des œuvres européennes contemporaines, des expériences automatistes. Ils visitent aussi, toujours en compagnie de Roald Nasgaard et de son épouse, le fameux Martin House Complexe du grand architecte Frank Lord Wright et d’autres monuments historiques de la ville.

Ils reviennent à Montréal où Marcel poursuit sa production, en confirmant de plus en plus son retour à l’expressionnisme, amorcé en décembre 2009. L’artiste doit toutefois quitter son atelier en compagnie de son épouse pour un court voyage à Vancouver afin d’assister à l’exposition Barbeau : Anaconstruction à la Winsor Gallery qui se tient du 31 mars au 25 avril. Dès leur arrivée, ils donnent rendez-vous à leurs amis les Shumiatcher avec qui ils visitent le jardin de sculpture créé à l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver de 2010. Barbeau donne des entrevues à la télévision et à la radio en rapport à cette nouvelle exposition. Il s’entretient, entre autres, avec Yolaine Mottet, journaliste culturelle à la télévision de Radio-Canada qu’il avait rencontrée en 2006 et avec qui il avait tissé des liens amicaux.

Au retour de ce séjour bien rempli dans l’Ouest canadien, Ninon Gauthier et Manon Barbeau présentent de justesse la candidature de Marcel aux Prix Paul-Émile Borduas. Malheureusement, cette proposition sera rejetée à nouveau.

En avril, on propose à Ninon Gauthier de soumettre un projet d’exposition solo de Marcel Barbeau au Musée d’art contemporain des Laurentides à St-Jérôme. Parallèlement, elle entreprend les premières démarches pour organiser une exposition à la galerie TD Lounge de la Maison du Festival de jazz. De plus, Sonia Denault, directrice de la galerie Michel-Ange, informe le couple de son intention de présenter une exposition mettant en vedette Marcel Barbeau, Fernand Leduc et Pierre Gauvreau, les trois peintres signataires du manifeste Refus global, qui sont encore actifs. Sonia Denault discute avec Barbeau de la formule de cette exposition et s’assure de sa participation au projet.

 La sculpture Fenêtre sur l’avenir de Marcel Barbeau à la  Place James de l'Université McGill.
La sculpture Fenêtre sur l’avenir de Marcel Barbeau à la Place James de l’Université McGill.

En juillet, le professeur David Covo, responsable de la collection de sculpture de l’Université Mc Gill, informe l’artiste que suite au réaménagement du campus, on a décidé d’aménager un jardin de sculptures près du portait Milton à la Place James et d’y déplacer sa sculpture, Fenêtre sur l’avenir, qui est installée devant la bibliothèque McLennan depuis son inauguration en 1992. Il transmet à Barbeau l’invitation du vice-principal à visiter le nouvel emplacement choisi  pour sa sculpture et à donner son avis sur son orientation sur le site. Avec son épouse, il est donc appelé à venir voir le nouveau site d’implantation de cette œuvre, qui a été aménagé de manière à rendre l’espace plus accueillant pour les usagers du campus.

Marcel peint tout l’été à l’atelier du Château St-Ambroise où il se rend en voiture ou en métro. Accompagné de son épouse, il fait plusieurs petites excursions dans les Laurentides et en Estrie. Ils en profitent pour jouer quelques parties de golf dans les clubs de ces régions.

En novembre sa petite-fille donne naissance à un adorable petit garçon. Marcel a ainsi la joie de devenir arrière-grand-père pour la première fois,

En décembre, Barbeau reçoit Kim Landry, étudiante en architecture à l’Université McGill, qui travaille à la mise en 3D d’une œuvre picturale de l’artiste. À la suite de cette rencontre, Barbeau invite Kim à travailler comme assistante à son atelier.  Au cours de l’automne et de l’hiver, les Barbeau organisent de petits diners intimes avec quelques amis à l’appartement et à l’atelier, notamment  à l’occasion des fêtes de fin d’année.

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