2011

À la fin janvier, en réponse aux plaintes répétées des Barbeau au sujet du chauffage inadéquat de leur appartement de la rue Dunlop, le  propriétaire leur envoie une lettre leur suggérant d’installer cet octogénaire trop frileux dans une résidence pour personnes âgées ou de quitter son appartement. En réaction à ces conflits et à une augmentation de loyer injustifié, le couple  décide de déménager et d’acquérir un condo.

Le 2 février 2011, Ninon présente le projet d’exposition qu’elle a élaboré au Musée d’art contemporain des Laurentides et le 23 février la directrice Andrée Matte confirme l’intérêt du Musée pour ce projet.

En février, l’une de ses œuvres de Marcel Barbeau ayant été sélectionnée par une autre étudiante de l’École d’architecture de l’Université McGill, en même temps que Kim Landry, pour en faire la réalisation en 3D, Barbeau et Ninon Gauthier sont invités par le Professeur David Covo à commenter les travaux des étudiants ayant participé à ce projet.

Fernand Leduc, Pierre Gauvreau et Marcel Barbeau lors du vernissage de  l'exposition Pérennité organisé par la galerie Michel-Ange le 17 février 2011.   Photo: Denis Barria (denisebarria.wordpress.com)
Fernand Leduc, Pierre Gauvreau et Marcel Barbeau lors du vernissage de l’exposition Pérennité organisé par la galerie Michel-Ange le 17 février 2011.
Photo: Denis Barria (denisebarria.wordpress.com)

Le 17 février, la veille de l’anniversaire de Marcel, s’ouvre l’exposition Pérennité : Barbeau, Gauvreau, Leduc à la galerie Michel-Ange. Touchants et remplis d’émotions, les deux vernissages de l’événement (17 et 20 février) sont l’occasion de nouvelles retrouvailles entre les trois artistes qui n’avaient pas eu l’occasion d’exposer ensemble leur production récente depuis de nombreuses années. Madeleine Arbour, Françoise Sullivan et plusieurs amis et collectionneurs sont présents pour l’occasion. L’exposition attire de nombreux visiteurs et donne lieu à plusieurs ventes pour les artistes. Le catalogue publié pour l’événement fut et demeure à ce jour très convoité. Plusieurs journalistes culturels, dont Francine Grimaldi, font la couverture de l’exposition et échangent avec les artistes.

En mai, l’artiste reçoit la confirmation qu’il a été présélectionné – pour  la première fois – dans le cadre d’un projet d’intégration de l’art à l’architecture à l’école des métiers de la construction. Il demande alors à Kim Landry, qu’il avait rencontré en 2010, de travailler à la maquette de ce projet sous sa direction. Après un première rencontre sur le site en juillet, l’artiste et son assistante entreprennent le travail de conception et de présentation de la murale.

À partir du début mars, les Barbeau entreprennent la recherche de leur nouveau logement dans un quartier situé à proximité de l’atelier. Ils explorent ainsi Saint-Henri, le Griffintown et Verdun. Puis, ils dirigent leurs recherches du côté de l’Île-des-Sœurs où ils trouvent une jolie unité en duplex à la Pyramide, libre pour le 1er juillet. Séduits par l’architecture asymétrique de l’appartement, par ses pièces aux formes inusitées et par les vues exceptionnelles qu’il offre sur le fleuve et sur le Mont Royal. La veille du 1er juillet, le couple signe le contrat d’acquisition et entreprennent aussitôt les importants travaux de rénovations qu’il requiert, au milieu des meubles empilés qui viennent d’arriver de leur ancien appartement outremontais. Durant les travaux, ils habitent à nouveau à l’atelier. Ils n’aménageront dans leur nouvelle résidence qu’à la mi-septembre.

Maquette pour Les angles du regard.
Maquette pour Les angles du regard.

Pendant que Ninon travaille à la supervision des rénovations de l’appartement et à la préparation de l’exposition au Musée d’art contemporain des Laurentides, Marcel œuvre avec Kim Landry à la réalisation de la maquette pour sa murale qu’il présentera en septembre. En octobre, on lui confirme qu’il est sélectionné pour le projet. Il retient alors les services d’Axis Peinture avec qui il avait déjà collaboré pour peindre des maquettes d’études pour des sculptures exposées à Vancouver quelques années plus tôt. De plus, apprenant que Patrick Roy, l’ouvrier retenu pour les rénovations détient une formation artistique au niveau collégial, Marcel sollicite son expertise pour la réalisation du lambris de bois dans lequel il projette d’insérer sa murale. Il travaille sur ce projet pour le reste de l’année tout en se consacrant parallèlement à sa peinture. Picturalement, il réoriente son langage vers une association de la gestualité et du géométrisme dans une tentative de synthèse.

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